A l'occasion du salon Millésime bio, voici un premier constat des différents labels utilisé en vitculture biologique...

 Il est aujourd’hui de l’agriculture comme des autres techniques : on expérimente, on modernise ,on avance. Aussi pour les néophytes que nous sommes il est parfois difficile de s’y retrouver.

Si le développement durable apparait aujourd’hui dans de nombreux secteurs d’activités  ,il semble particulièrement  justifié dans le domaine de l’agriculture qui est s’il en est, l’activité la plus proche de la nature.

 

La viticulture raisonnée est comme son nom l’indique une culture plus réfléchie  que la viticulture traditionnelle. Elle va viser à  privilégier le respect de l’environnement à  protéger  la santé des individus à être exigeant en terme de sécurité  du travail. Le viticulteur  va tenter d’utiliser au mieux les pesticides et  les fertilisants en optimisant leur emploi en fonction d’un risque avéré  ou d’un besoin urgent.

Très pratiquée en Alsace la viticulture raisonnée a été mieux définie en 2002 par la parution d’un décret  définissant la procédure de qualification des exploitation agricoles  au titre de l’agriculture raisonnée .Les exploitations  validées  en viticulture raisonnée bénéficient du label Terravitis

 

La viticulture biologique est apparue aux alentours des années 1970.Elle est née d’une analyse profonde du modèle d’exploitation utilisé alors. Le constat  était plutôt  inquiétant :déséquilibres, dégradations ,utilisations de plus en plus importantes des pesticides ...

La réponse a été radicale en supprimant l’utilisation de tout produit à base de molécules  chimiques de synthèse. L’accent a été mis sur la protection des sols des espèces animales et végétales afin de favoriser le maintien de l’ équilibre de  l’écosystème naturel.

Le viticulteur doit suivre un cahier des charges très précis afin de pouvoir être labélisé en viticulture  biologique et pouvoir apposer sur ces étiquettes le logo AB. Plusieurs organismes certificateurs comme Ecorcer sont habilités à réaliser des contrôles.

 

La viticulture biodynamique est pour certains  une variante de l’agriculture biologique .Pourtant  c’est en 1925 que l’on pourra lire dans les cours aux agriculteurs de Rudolph Steiner « L’agriculture biodynamique est un agriculture assurant la santé du sol et des plantes pour procurer une alimentation saine aux animaux et aux hommes Elle se base sur une profonde compréhension des lois du « vivant » acquise par une vision qualitative/globale de la nature. Elle considère que la nature est actuellement tellement dégradée qu’elle n’est plus capable de se guérir elle-même et qu’il est nécessaire de redonner au sol sa vitalité féconde indispensable à la santé des plantes, des animaux et des Hommes grâce à des procédés « thérapeutiques ». »

Outre l’abandon des substances chimiques les soins et les amendements sont réalisés à partir de préparations végétales  animales ou minérales  réalisés sous formes de tisanes, de décoctions, de boues ... qui sont « administrées »  à la vigne en fonction du calendrier lunaire et planétaire.   

Un retour aux essences originelles...

Les  principaux labels en biodynamie sont Demeter et Biodyn .

Cet éclairage permet de mesurer de nombreux  changements. Aujourd’hui les viticulteurs envisagent leur travail dans un contexte  différent où leur activité  s’ intègre  pleinement dans un écosystème à protéger :  ils mettent en place de nouveaux protocoles, ils modifient leur méthodes d’exploitation, ils sont inspirés par une autre philosophie.

 

Si  dans cette tendance générale résolument tournée vers  une meilleure écoute de la nature  l’engagement de chaque viticulteur reste variable (chacun faisant en fonction de  ses choix de ses convictions et de ses possibilités). L’essentiel reste que cette prise de conscience existe et qu’elle  se matérialise par la naissance de nouveaux courants qui enrichissent l’univers de la production.